Blasimon, la plus jeune des bastides de l'entre deux mers

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Située sur un éperon, en contrebas duquel se trouve le confluent de la Gamage et du ruisseau de Cassac, la bastide vient remplacer un ancien bourg castral.

Le territoire appartient alors à l’abbaye de Blasimon, qui dispose de la seigneurie banale étendue à plusieurs paroisses et à ce titre possède un château (castrum) attesté pour la première fois en 1255 et aujourd’hui à peu près totalement disparu.

Blasimon «L’ultime» bastide

Un site déjà occupé

La bastide est issue d’un projet de contrat de paréage conçu entre 1317 et 1322, entre l’abbé Martin de Blasimon et le sénéchal du roi d’Angleterre Edouard II. Les motivations pour sa création sont essentiellement politiques et administratives, réglant un litige entre l’abbé et le roi-duc sur les droits de juridiction des habitants du castrum.

La dernière fondation

La création de Blasimon se situe à la fin du grand mouvement de fondation des bastides en Entre deux Mers, qui avait commencé 70 ans plus tôt avec l’établissement de Sainte-Foy-la-Grande en 1255 et qui clôt cette remarquable entreprise d’urbanisation des campagnes.

Un plan régulier

La place centrale, carrée, avec quelques trottoirs « couverts » et des rues partant des quatre coins en angles droits, a conservé le plan géométrique de cette création urbaine, qui n’a pas atteint le développement prévu.

Avec une belle architecture

Sur la place, figure en bonne place la mairie, belle construction classique avec ses arcades, sa porte du XVIIe siècle et ses lucarnes passantes à aileron. Une pompe métallique du XIXe siècle marque l’emplacement de l’ancien puits public, près duquel se trouvait une croix. Les ruelles, avec une disposition régulière des maisons, avec sur l’arrière des murets en pierres sèches dessinant des clôtures de jardins, ont gardé leur charme d’antan. Quelques détails architecturaux, rue Papon, (fenêtre trilobée du XIIIe siècle) et rue du Vivier et rue de Cassac (fenêtres moulurées Renaissance) attestent l’ancienneté des maisons.

Une antique chapelle Saint-Jean, reconstruite au XIXe siècle près du château, n’a jamais supplanté dans ses fonctions paroissiales l’église abbatiale.

Source : Exposition des bastides de l’Entre deux mers.
Association des Bastides de Gironde.

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